Voyage à Venise et Dans Ses Iles

Lorsqu’on voyage à Venise, ce qu’il ne faut pas manquer, ce sont ses îles ! On en dénombre plus d’une centaine, 118 exactement. Les îles plus prisées, en dehors de Venise, sont Burano, Mazzorbo, Torcello et Murano. Personnellement, j’ai beaucoup aimé Torcello la bucolique où il y avait moins de touristes. Quoi qu’il en soit, le mieux est encore de visiter les trois et d’assister, à Murano, à une démonstration de soufflage de verre.

Comment se rendre sur les îles autour de Venise ?

Pour se rendre sur les îles, lorsqu’on est à Venise, il faut prendre le vaporetto. Les tickets sont vendus par ACTV et Venizia Unica.

Le ticket pour un aller simple coûte 9 € 50 et est valable 75 minutes. Il vous en coûtera donc, au minimum, 19 € pour un aller-retour. Vous pouvez acheter directement vos tickets en installant, sur votre smartphone, l’application AVM Venezia Official App. Elle vous permet aussi d’acheter une place de parking à Venise.

Si vous pensez retourner sur les îles les jours suivants, privilégiez l’achat d’un pass pour 2 jours (32 €) ou pour 3 jours.

Pour les plus de 29 ans, voici les tarifs des pass :

  • pass 1 jour 22 €,
  • pass 2 jours 32 €,
  • pass 3 jours 45 €,
  • pass 7 jours 69 €

Des prix qui diffèrent selon les âges :

Par ailleurs, le vaporetto est gratuit pour les enfants de moins de 6 ans.
De 6 ans à 29 ans, il existe la carte ROLLING VENICE qui coûte 6 €. Elle permet d’obtenir des prix réduits. Par exemple, avec cette carte le pass 3 jours passe de 40 € à 22 €

Pass transports/musées

Gold City Pass

Il coûte 80 € 90 et inclut :

  • les transports en vaporetto pour 72 h,
  • l’accès au Palais des Doges,
  • la visite de 10 autres musées de Venise,
  • 16 églises du Circuit Chorus,
  • la visite de la Fondation Querini Stampalia,
  • la visite du Musée Hébraïque.

Platinum City Pass

Quelles îles visiter autour de Venise ?

Venise : depuis le vaporetto filant tout droit à Burano
Venise : depuis le vaporetto filant tout droit à Burano

L’île de Burano

Magnifique ! La plus colorée !

Elle a d’abord été occupée par marchands et des pêcheurs, originaires d’Altino. Ils s’y sont réfugiés pour se protéger des invasions barbares au VIe siècle. Le nom de Burano est une déformation de Boreano, un des quartiers d’Altino.

Des maisons colorées

Les maisons ne sont pas colorées que pour provoquer l’émerveillement des touristes ! À l’origine, les femmes des pêcheurs les peignaient dans des couleurs vives pour permettre à leurs maris de reconnaître leur maison même par temps de brume, sachant que le brouillard peut être épais dans la lagune.

Les rues colorées de Burano, Venise
Les rues colorées de Burano, Venise
Burano (Venise) : cherchez, cherchez, vous trouverez toujours une maison assortie à votre tenue
Burano (Venise) : cherchez, cherchez, vous trouverez toujours une maison assortie à votre tenue

La dentelle de Burano

Au XVIe siècle, les femmes de pêcheurs, habituées à repriser les filets de pêche, inventèrent un point de dentelle nommé Punto di Aria (point en l’air). Il s’agit de dentelle fabriquée à l’aiguille, c’est-à-dire qu’elle est cousue seule et non pas à même un tissu. Elle plut beaucoup à la grande bourgeoisie européenne et apporta la prospérité à Burano, jusqu’au XVIIIème siècle.

Tout comme il est difficile de trouver du véritable verre de Murano, la véritable dentelle de Burano est presque introuvable ou hors de prix. On trouve avant tout dans les magasins des créations fabriquées en Chine.

Conseil : visitez le musée de la dentelle qui explique l’art du Punto di Aria, puis flânez au bord de l’eau. Vous pouvez également visiter les ateliers d’artistes, le tout au milieu des maisons aux éclatantes couleurs.

Passez de l’île de Burano à celle de Mazzorbo, grâce au Ponte Longo, un pont en bois qui relie les deux îles ! Superbe !

Mazzorbo

Mazzorbo est une petite île qui fait 880 m de long et compte environ 350 habitants.

La plupart des touristes l’ignorent et pourtant, Mazzorbo mérite bien une visite !

Mazzorbo, l'île mal-aimé de Venise
Mazzorbo, l'île mal-aimée de Venise

C’est une île champêtre, zone de cultures, notamment des“castraure di Mazzorbo”, des artichauts violets avec un arrière-goût salin, dû à la terre imprégnée de sel.

Proche de Torcello, elle bénéficia, au VIe siècle, de la prospérité croissante de sa voisine pour s’épanouir à son tour (riches palais, une dizaine d’églises). Il ne reste pas grand-chose de sa splendeur passée, si ce n’est quelques maisons de style gothique près du canal principal ainsi que l’antique église de Sainte-Catherine.

Torcello

C’est sur cette île que les Romains s’installèrent pour fonder dès le VIe siècle la cité de Venise. La ville se développe jusqu’au Xe siècle au point de devenir une des plus prospères de l’Adriatique. Elle comptait 10 000 habitants. Elle fut abandonnée peu à peu en raison de l’envasement de ses canaux et de la malaria causée par les moustiques.

C’est à présent une petite île bucolique et peu fréquentée. Elle compte plus de moutons que d’habitants, paraît-il. Nous n’avons pas vu de moutons, mais avons été enchantés par notre tour de Torcello !

Promenade bucolique sur l'île de Torcello, Venise
Promenade bucolique sur l'île de Torcello, Venise

Pour avoir une vue sur toute l’île de Torcello, rendez-vous sur la rive nord de l’île et grimpez en haut du campanile de la cathédrale Santa Maria Assunta, bâtie en 639 ! C’est le plus ancien édifice de la lagune.

Autre lieu d’intérêt : il ponte del diavolo (pont du Diable), sur lequel chacun veut sa photo. C’est un pont en pierre, sans parapet. Il enjambe le principal canal de l’île de Torcello.

Affamés par nos pérégrinations sur l’île, nous sommes tombés sur un délichiuss petit point de restauration à l’italienne, propice à la farniente. Un vrai bonheur ! On pouvait déplacer nos chaises et tables où bon nous semblait dans le jardin prévu à cet effet. Après cela, difficile de décoller…

Farniente sur l'île de Torcello. Venise forever !
Farniente sur l'île de Torcello. Venise forever !

Felicità, dolce vita…Il senso della vita é italiano ! Après cet après-midi molto tranquillo, nous hésitions à visiter Murano.

L’île de Murano

Il faut s’y rendre, ne serait-ce que par curiosité ou parce qu’on a lu Requiem pour une cité de verre, de Donna Leon.

Cette île n’est pas particulièrement jolie, mais il y a les fornaci (fours), où l’on peut admirer le travail des souffleurs de verre et quelques bijouteries authentiques où l’on peut se faire plaisir.

Attention. Il y a aussi là-bas une foule de boutiques qui vendent des pièces faites en usine ou à l’étranger. Je vous renvoie à mon article sur les souffleurs de verre pour apprendre à distinguer le vrai du faux.

Pour finir, allez visiter le musée du Verre au palais Giustiniani pour en apprendre plus sur le verre de Murano.

Et vous, avez-vous visité les îles vénitiennes ? - Sissi, la voyageuse curieuse...
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  • Post author:
  • Post published:20 février 2020

Sissi

Créatrice et auteur de blogs, depuis plus de 10 ans, je suis passionnée par les autres cultures et le monde animal. Je décris ici des souvenirs de voyage. Je limite mes escapades à l'étranger à 1 ou 2 par an. J'ai affronté des serpents en Australie, des wekas vindicatifs en Nouvelle-Zélande et étudié la mafia à Naples. J'ai aussi vécu dans les 4 coins de la France. Je suis aussi une rédactrice Web très investie dans la transition écologique et le développement de la sobriété numérique (https://scribby.fr)

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